Précigné - Municipales 2014


PROBLEMES DE SECURITE
19 janvier 2014

Depuis plusieurs semaines, le vendredi soir, des individus extérieurs à Précigné s'installent sur les marches devant le Crédit Mutuel. Alcoolisés, ils insultent les personnes qui passent près d'eux. Certaines de ces personnes, qui envisageaient de retirer de l'argent au distributeur de billets y ont renoncé.

Par ailleurs, on le sait, les toilettes publiques installées derrière l'église sont inutilisables, dégradées par des inconnus. La municipalité a renoncé à les remettre en état.

Certains soirs, aussi, les habitants du centre-bourg sont dérangés par un tapage nocturne dû à quelques (très) jeunes que leurs parents laissent vagabonder à des heures indues. Sans parler des dégradations qu'ils causent, eux aussi.

Jusqu'à présent, le conseil municipal a botté en touche, refusant de prendre les mesures qui s'imposent.

Pour quoi donc avons-nous été élus ?


LA MISOGYNIE HORS LA LOI
18 janvier 2014

Pourquoi la parité est-elle obligatoire pour les listes aux municipales ? Serions-nous à ce point misogynes ?

Lors des élections de 2001, les deux candidats les mieux élus à Précigné étaient… des candidates. De même en 2008.

Il est vrai que, parmi les candidats et, au final, parmi les élus, la proportion était à chaque fois d'environ deux hommes pour une femme.

On peut déplorer cette situation et s'interroger sur ses raisons. On peut aussi vouloir y remédier. Mais est-ce en édictant des lois contraignantes qu'on va y arriver ?

N'étant pas sociologue, je n'irai pas plus loin dans l'analyse. Simplement, je constate les progrès accomplis depuis quelques décennies : il y a deux-trois générations (jusqu'en 1945), les femmes ne votaient pas. Et, bien sûr, n'étaient pas éligibles. Mesurez-vous le chemin parcouru depuis ?

Par ailleurs, dans les communes où il y aurait plus de candidates que de candidats, la parité obligatoire joue le rôle inverse de ce qu'elle est censée jouer. Amusant, non ?


MORNE SOIREE
17 janvier 2014

Le 23 mars prochain, le dépouillement des bulletins de vote sera rapide. Dès l'ouverture des premières enveloppes on pourra prédire le résultat – à moins que le score entre les deux listes ne soit serré, ce qui paraît peu probable –. Et s'il n'y a qu'une seule liste, n'en parlons pas.

On sera bien loin de l'ambiance des dépouillements précédents, qui duraient plusieurs heures, avec un suspens palpable, en présence de nombreux observateurs. Chacun attendait fébrilement l'élection de son ou de ses champions, tout en redoutant celle d'autres candidats. La proclamation des résultats, qui n'intervenait pas avant une heure avancée de la nuit, était suivie avec attention.

Ces soirs-là, on sentait que la chose publique passionnait les gens, et c'était bien.

Désormais, il y aura peu ou pas de suspens et tout sera terminé vers 19 heures. Morne soirée en perspective.


FIN DE LISTE
16 janvier 2014

Vous êtes candidat, en fin de liste.

Pourquoi ?

Parce que vous êtes peu connu, que vous avez insisté pour faire partie de cette liste et qu'on a bien voulu vous y accepter, en pensant que, puisqu'il y a une autre liste, vous ne serez pas élu.

Ou, au contraire, parce que vous êtes connu et apprécié de la population, et qu'on a voulu votre nom pour que vous consuisiez les électeurs à choisir la liste à laquelle vous apportez votre caution. Mais, en fait, vous ne voulez pas être élu.

Juste une question : s'il n'y a pas d'autre liste ?

Dans le premier cas, tant mieux pour vous (toute la liste passe et vous aussi).

Dans le second, tant pis pour vous (surtout pour vous).


ET SI ON VOTAIT COMME AVANT ?
15 janvier 2014

Supposons que les Précignéens fassent comme si le mode de scrutin n'avait pas changé.

C'est-à-dire qu'ils prendraient les bulletins des deux listes concurrentes, qu'ils rayeraient des noms, voire qu'ils en rajouteraient (en veillant qu'au total il n'en reste pas plus de vingt-trois) et qu'ils mettraient le tout dans l'urne.

Même scénario avec une seule liste (rayer et, éventuellement, ajouter).

Bien sûr, leurs bulletins seraient considérés comme nuls.

Mais…

S'ils sont suffisamment nombreux à le faire, cela ne passera pas inaperçu. Et si, sur les 6 458 communes concernées par la même réforme, il y en a un nombre significatif où les électeurs feraient de même, il faudra bien que ceux qui ont voulu ce changement y repensent.

Non ?


EXIGEZ LE PROGRAMME !
14 janvier 2014

S'il est vrai qu'il y a deux listes en construction à Précigné, on aimerait connaître leurs programmes. Car il va bien falloir choisir entre elles, a priori non en fonction de la personnalité des têtes de listes mais selon ce qu'elles nous proposeront de réaliser pendant les six années du mandat.

Pour l'une de ces têtes, les choses sont claires : augmenter les impôts et fermer la piscine. Peut-être aussi d'autres choses aussi, mais on ne sait pas quoi.

Pour l'autre, le seul élément qui semble sûr, c'est qu'elle envisage aussi d'augmenter les impôts. C'est du moins ce qu'on peut déduire du fait que l'un des acteurs de cette liste mystérieuse, membre de la commission des finances de l'actuelle équipe, l'a toujours souhaité. Sans succès, car contré par d'autres conseillers. Mais, s'il parvient à les neutraliser…

L'une des deux listes envisage-t-elle la création d'un plan d'eau, que d'aucuns demandent ? Ou la mise en place d'un club-house sous les tribunes du stade ? Ou autre chose encore (voir mon billet du 2 janvier) ?

Pour l'instant, le flou règne. Comme chacun sait, si c'est flou, c'est qu'il y a un loup. Souhaitons que ce loup sorte vite du bois. Et pour qu'il en sorte, peut-être qu'il faudra qu'on l'interpelle.


UN CATIMINI QUI POSE QUESTION
13 janvier 2014

Sept des dix-sept communes de la CDC (Communauté de Communes) de Sablé-sur-Sarthe sont concernées par le changement de mode de scrutin : Précigné, Parcé sur Sarthe, Auvers le Hamon, Vion, Solesmes, Le Bailleul et Juigné sur Sarthe. Elles représentent 40% de la population ; c'est-à-dire que 4 habitants de la CDC sur 10 sont affectés par cette réforme.

Pour l'ensemble du pays, plus d'une commune sur six est concernée (6 458 sur 36 685), soit quelque 8 millions d'électeurs (sur 43 millions).

C'est dire si cette réforme est importante. Pourtant, il n'y a pas eu de débat, et la loi a été adoptée par le Parlement le 17 mai dernier, le même jour que celle du mariage pour tous ! C'est dire si on ne risquait pas d'en parler. Une volonté du Ministre de l'Intérieur ?

Prise en catimini, cette loi n'a ensuite fait l'objet d'aucune information avant l'automne, les municipalités devant aller à la pêche pour savoir de quoi il retournait.

Est-ce à dire que l'élection d'un conseil municipal de village est un évènement sans importance, vu de la place Beauvau, de Matignon et de l'Elysée ? Ou que l'avis des villageois est sans valeur ?


QUE FONT ELUS ET MEDIAS ?
12 janvier 2014

Promenez-vous dans Précigné et parlez aux habitants du changement de mode de scrutin pour les municipales, vous constaterez que tous le déplorent, estimant que c'est un recul de la démocratie.

Sauf, bien sûr, ceux de nos concitoyens que la politique, même locale, n'intéresse pas. Et peut-être aussi, des candidats qui pensent que cette modification peut leur être favorable.

La plupart des médias se sont fait l'écho de ce mécontentement, mais sans aller jusqu'au fond des choses. Et sans interpeler ceux qui ont voulu et réalisé ce changement.

Quant aux responsables politiques locaux, ils déplorent aussi le nouveau mode de scrutin (mais sans virulence). Et l'on n'a pas entendu nos chers députés et sénateurs (ce sont eux qui font les lois) s'élever contre la nouvelle mesure. Il est vrai que ce sont eux qui l'ont prise, à la demande du ministre de l'intérieur, sans barguigner…

Les partis, de droite comme de gauche, du centre et d'ailleurs qui, tous, se déclarent plus démocrates que le peuple sont également muets sur le sujet.

Apparemment, ni les uns ni les autres ne se préoccupent de l'impact du changement de scrutin dans nos communes.

En revanche, les habitants de Précigné et d'ailleurs savent que ce changement est mauvais. Et ils savent pour quelles raisons. Pourquoi les politiciens ne les écoutent-ils pas ? Pour une fois…


MISE AU POINT
11 janvier 2014

Les dérives évoquées ici ces derniers jours ne constituent, bien entendu, qu'un risque. La réalité dépendra, en fait, de la personnalité de chaque maire.

Il y en a qui continueront de constituer leurs listes – et donc leurs équipes – en fonction des compétences des gens qu'ils choisiront. Et qui, pendant toute la durée du mandat, les consulteront et les entendront, en prêtant une attention particulière à celles et ceux qui, dans tel ou tel domaine, auront plus de connaissances qu'eux. Y compris les élus de leur opposition.

L'honnêteté, la droiture, l'humilité sont les qualités essentielles que devront avoir nos prochains édiles.

Quant aux électeurs, il faudra qu'ils ne manquent pas de discernement et sachent découvrir la vraie personnalité derrière la façade, les discours, les attitudes.

On peut toujours espérer. Pardon : il faut espérer !


VOUS AVEZ DIT DEMOCRATIE ?
10 janvier 2014

Prenons le cas où il y aurait deux listes en présence (et gardons l'exemple de Précigné avec ses 23 conseillers).

Comme nous l'avons vu, si l'une obtient 60% des voix et l'autre 40, la première aura 18 sièges et la seconde 5. Comme les 17 colistiers du maire et les 4 de son opposant devront leur présence aux choix de leurs têtes de listes respectives, chacun d'eux aura une très forte tendance à approuver systématiquement son chef de file, au risque de ne pas être choisi par lui à l'échéance suivante. Par lui ou par son dauphin.

Résultat : lors des réunions du conseil municipal, vous aurez soit « proposition du maire – 18 pour, 5 contre », soit « proposition de l'opposition – 5 pour, 18 contre ».

S'il n'y a qu'une seule liste au départ – et donc 23 élus du même bord – ce sera pareil, en plus simple.

Dans un cas comme dans l'autre, on ne discutera plus. On n'étudiera même plus les dossiers avant les réunions. Pour quoi faire ?

Quand chaque conseiller devait son élection à lui-même, on n'assistait pas à cela.

On nous dit que le changement de mode du scrutin a pour objet d'améliorer la démocratie locale.

Ah bon ?


LE NOUVEAU MODE DE SCRUTIN EN PRATIQUE
9 janvier 2014

Des questions me sont encore posées sur le nouveau mode de scrutin, le scrutin de liste majoritaire.

Le principe est simple : la première moitié des sièges est attribuée à la liste qui obtient la majorité des suffrages, la seconde moitié est répartie entre les listes candidates, à la proportionnelle.

S'il y a trois listes ou plus, il peut y avoir ballotage au premier tour. Ne peuvent pas se présenter au second tour celles qui n'obtiennent pas 5% des voix. Entre les deux tours, deux listes (ou plus) peuvent fusionner. En ce qui concerne les communes comme Précigné, il est peu probable qu'il y ait trois listes (et encore moins plus). Oublions donc.

S'il y a deux listes, il y en a nécessairement une qui est majoritaire au premier tour. Supposons qu'elle recueille 60% des suffrages, elle obtient alors 18 sièges sur 23 (dans le cas de Précigné) et l'autre 5.

S'il n'y a qu'une seule liste, elle a automatiquement 23 sièges, dès le premier tour bien sûr.

Dans ces deux cas, tout est réglé en un seul tour.

S'il n'y a pas de liste candidate… il n'y a pas de vote. Le préfet institue alors par arrêté une « délégation spéciale » qui gère la commune jusqu'à l'organisation d'élections, dans un délai de trois mois. Si la situation persiste, il propose de rattacher la commune à une localité voisine. A Précigné, pour l'instant, il y aurait deux listes en construction.

Il semble qu'aucune n'est complète. Attendons de voir ce qui, au final, nous sera proposé.


VOUS AVEZ DIT PARITE ?
8 janvier 2014

En ce qui concerne les communes de 1 000 à 3 500 habitants, la règle de la parité est biaisée dès le départ. Pourquoi ? Parce qu'elles ont toutes un nombre impair de conseillers (15 jusqu'à 1 499 habitants, 19 de 1 500 à 2 499, 23 à partir de 2 500).

Et comme il y a généralement moins de candidates que de candidats, on aura presque systématiquement, selon les cas, 8 hommes et 7 femmes, 10 hommes et 9 femmes, 12 hommes et 11 femmes, étant entendu que le premier de la liste (la tête de liste, donc) sera nécessairement un homme.

Comme la tête de la liste élue est habituellement le futur maire (ce n'est pas une obligation, mais…), cela veut dire que les femmes-maires seront rares.

Par ailleurs, dans notre Communauté de Communes par exemple (celle de Sablé sur Sarthe), les président et vice-présidents sont des maires.

Actuellement, le président est un homme et, parmi les neuf vice-présidents, il n'y a qu'une femme.

La parité, désormais obligatoire pour les municipales, ne devrait rien y changer. Dommage !


DEFINITION
7 janvier 2014

Oligarchie :
« Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d'individus constituant soit l'élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant souvent confondus ».
Réf. : Larousse, 1988


DUR, DUR, DE FAIRE UNE LISTE
6 janvier 2014

Avec le nouveau mode de scrutin pour les municipales (il est désormais par listes bloquées, voir mon billet du 1er janvier), il est plus difficile de constituer des listes.

Avant le changement, chaque candidat était élu pour lui-même et non en raison de son adhésion à telle ou telle tête de liste. Cela encourageait lesdites têtes de liste à rechercher des colistiers compétents, ou tout au moins considérés comme tels par les électeurs.

Comme le panachage était possible, on se retrouvait avec des conseils municipaux représentatifs de la population de la commune. Avec la nouvelle règle, les votes vont se focaliser sur les têtes de listes. Ces dernières auront donc tendance à choisir d'abord des amis à elles, afin d'être sûres d'avoir une majorité systématique lors des réunions de conseil. Conseil qui ne représentera plus qu'une fraction de la population.

La compétence n'étant plus le premier critère de choix, les bonnes volontés seront plus réticentes à adhérer à ces listes partiales.

La parité obligatoire ne facilite pas les choses, mais elle n'est pas la seule difficulté. Même s'il est probable que les têtes de listes qui échoueront la mettront en avant pour expliquer leur échec.

Juste une question : est-ce cela qui se passe à Précigné ? Une chose est sûre, on ne voit toujours pas de liste constituée. Et les échéances approchent…


CONNAISSEZ-VOUS LA CDC ?
5 janvier 2014

Si le mode de scrutin pour les municipales a changé (il est désormais par listes bloquées, voir mon billet du 1er janvier), il y a une autre nouveauté : sur le même bulletin figureront deux listes, celle des candidats au conseil municipal et celle des candidats au conseil communautaire.

Jusque-là, les conseillers communautaires étaient nommés par le maire après les élections. Désormais, ce sont les citoyens qui les choisiront, directement.

En faisant ce changement, le législateur espère que lesdits citoyens s'intéresseront plus à leurs communautés de communes.

Au fait, Précignéens, savez-vous quelles sont la composition et les attributions de notre CDC ?
  • Elle comprend 17 communes (de la plus grande à la plus petite) : Sablé sur Sarthe, Précigné, Parcé sur Sarthe, Auvers le Hamon, Vion, Solesmes, Le Bailleul, Juigné sur Sarthe, Courtillers, Louailles, Bouessay, Souvigné sur Sarthe, Notre-Dame du Pé, Avoise, Asnières sur Vègres, Pincé et Dureil
  • Elle comptera 45 conseillers, dont 4 Précignéns (nous devrons donc en élire 5, suppléant compris).
  • Ses domaines de compétence sont : le développement économique, les travaux et la voirie, le logement, la solidarité et l'insertion, le tourisme et le patrimoine, l'environnement, les énergies renouvelables, l'aménagement du territoire et les nouvelles coopérations, la culture et les sports, les séniors et l'accessibilité, les animations et les loisirs
  • Elle emploie 195 personnes, et son budget annuel est de 37 millions d'euros.


LE PROCHAIN MAIRE DE PRECIGNE
4 janvier 2014

Qui sera le prochain maire de Précigné ? Bonne question !

A ce jour (deux mois avant le dépôt des listes à la Préfecture), un seul candidat s'est déclaré dont, objectivement, les chances paraissent minces. En face de lui, pour l'instant, personne.

Sans préjuger de l'avenir, on peut essayer de dessiner le « portrait-robot » du futur maire :
  • Précignéen depuis plusieurs années, y résidant et en ayant une bonne connaissance
  • disponible à temps complet (idéalement un jeune retraité)
  • si possible, ancien conseiller municipal (connaissant les dossiers en cours)
  • travaillant au niveau de la communauté de commune
  • impliqué dans la vie locale (associative)
  • éventuellement, ayant dirigé des équipes de fonctionnaires ou d'agents de l'état
  • et, surtout, quelqu'un qui aime Précigné et ses habitants
Connaitriez-vous quelqu'un comme ça ?


PRECIGNE, SA SITUATION FINANCIERE
3 janvier 2014

Constatant tous les travaux qui ont été faits pendant ces dernières années, certains Précignéens pensent que leur commune est fortement endettée.

Il n'en est rien.

Certes, les travaux qui ont été réalisés ont coûté des sommes non négligeables qu'il a fallu payer.

Mais du montant total il faut déduire les aides et subventions diverses auxquelles nous avons eu droit. Au final, la commune n'a souscrit que deux emprunts, pour un total de 2,2 millions d'euros. A ce jour, son endettement est de 1,9 million.

Si mon avis vous paraît subjectif (j'appartiens à la commission des fi- nances de la municipalité), consultez le site des «  Contribuables associés  », qui analysent la gestion des maires de toutes les communes de France. Leur avis sur Précigné est que notre maire est un « maire raisonnable ».

Une chose est sûre : avec des rentrées fiscales de l'ordre de 2 millions d'euros et des dépenses de fonctionnement d'environ 1,7 million, Précigné a une marge financière de quelque 300 000 euros par an. De quoi voir venir sans qu'il soit nécessaire d'augmenter les impôts locaux.

Dire le contraire serait irresponsable.


QUEL AVENIR POUR PRECIGNE ?
2 janvier 2014

La future équipe municipale devra répondre aux vraies attentes des Précignéens.

Pour les écoles, il faudra agrandir le restaurant scolaire, l'actuel devenant trop exigu. Il faudra aussi aménager des parkings plus vastes pour les parents, sans doute en les étendant vers le camping (surdimensionné) et le cimetière.

Les commerçants et riverains du centre-bourg souffrent d'un problème de stationnement ; faut-il instaurer une zone bleue ou d'autres règles ? Faudra-t-il engager un policier municipal pour faire respecter les règles mises en place ? Et aussi aider à lutter contre les incivilités constatées ?

Les associations de Précigné doivent être encouragées dans leurs actions. Cela passe par une réflexion sur les locaux qui ont été mis à leur disposition et sur les aides qu'il convient de leur accorder.

La modernisation des services municipaux est aussi un chantier important avec, par exemple, la mise en place du télépaiement pour la restauration scolaire, de la télé-réservation pour certaines activités, d'un blog pour faciliter le dialogue entre les citoyens et la municipalité.

Les actions sociales (faire venir un deuxième médecin, poursuivre l'action de la banque alimentaire, etc.) devront être au cœur des préoccupations de la nouvelle municipalité.

En fait, celle-ci devra avoir pour unique objectif le bien-être des Précignéens.


LA DEMOCRATIE BLOQUEE
1er janvier 2014

Dans les communes de 1 000 à 3 500 habitants (comme Précigné, dans la Sarthe), les élections municipales se font désormais par listes bloquées : l'électeur ne peut plus choisir chaque conseiller des listes qui se présentent à ses suffrages ; c'est toute une liste ou rien.

Parallèlement, la parité obligatoire, réforme souhaitable pour inciter les femmes à tenir le rôle qui devrait leur revenir dans la conduite des affaires, se révèle difficile à mettre en œuvre, faute de candidates en nombre suffisant.

Les exigences de la parité obligatoire pourraient, en outre, empêcher la constitution de certaines listes, ce qui priverait les électeurs, femmes et hommes confondus, de la confrontation de plusieurs programmes.

Ces nouvelles dispositions (listes bloquées et parité obligatoire) attestent que nos gouvernants méconnaissent la vie quotidienne des Français et leurs légitimes attentes de la vie démocratique.

Ces dispositions, convenons-en ensemble, sont anti-démocratiques, misogynes, paralysantes, contre-productives en terme de progrès.

En donnant moins de pouvoir aux électeurs, en complexifiant la composition des listes porteuses de programmes distincts, le législateur fait reculer la démocratie et révèle sa méconnaissance des spécificités de la vie dans la « France profonde ».